Orléans & son AgglO

Budget de l’Agglomération Orléans Val de Loire

Le conseil d’AgglO de décembre 2015 a voté le budget primitif pour l’exercice 2016. Il s’élève à 356 M €, dont 52 M € fléchés vers l’investissement, pour assurer et poursuivre le développement du territoire.

L e budget de l’AgglO est comme un jeu de construction dont chaque pièce tient une place millimétrée. Il doit équilibrer les recettes et les dépenses en tenant compte des règles qui s’imposent comme la diminution des dotations de l’État (- 4,3 M €) et de celles qui participent de la stratégie : une fi scalité stable pour les particuliers comme pour les entreprises, un investissement dynamique et moteur pour le territoire, un désendettement qui se poursuit. Pour Michel Martin, vice-président d’AgglO chargé des Finances, « cela suppose de gérer les deniers publics au plus juste pour réduire les dépenses de fonctionnement (-11 M €), stabiliser les remboursements de la dette et être en mesure de dégager une épargne brute stable. »

PRIORITÉ À L’ÉCONOMIE, L’EMPLOI ET L’INNOVATION

« Depuis 2002, la règle est la même, martèle le président d’AgglO, CharlesÉric Lemaignen. Nous tenons le cap et les engagements et il faut pour cela hiérarchiser les investissements. 52 M € d’euros en 2016, c’est très important. » Parmi les priorités figurent l’amélioration des conditions de collecte et de traitement des eaux usées et pluviales (12,3 M €), le développement économique, l’innovation et l’emploi avec l’extension et l’aménagement des parcs d’activités, le numérique et, bien sûr, les projets structurants comme Interives (7,2 M €), @greenTech valley et le Lab’O qui accueillera ses premières start-up au printemps.

Incontournables également, le réseau de transport en commun qui mobilisera 5,7 M € (intermodalité et accessibilité), les ouvrages d’art (pont Cotelle) et les infrastructures (doublement de la RD 2157, RD 2020, avenue Pierre- Mendès-France), la gestion des déchets avec des ajustements prévus en mai pour s'adapter aux besoins des habitants, et le soutien au logement social (2,7 M €) avec un accent mis sur les travaux de rénovation thermique. Le maire d’Olivet et vice-président d’AgglO chargé des Territoires durables, Matthieu Schlesinger, considère que ce budget « permet de penser le territoire pour les quinze prochaines années. Il anticipe des études indispensables pour le développement économique qui sera porté dans le SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale, ndlr) en tenant compte de la valorisation des paysages. Il anticipe aussi les opérations d’aménagement comme la tête nord du pont de l’Europe, et l’aménagement de la RD 2157 pour le futur écoquartier des Groues »

CONSERVER LES MARGES DE MANOEUVRE

L’AgglO contribuera aussi au développement du département d’incendie et de secours (13,8 M €) et subventionnera un grand nombre de structures partenaires et de services. Parmi eux : Orléans Technopole et le GIP Loire & Orléans Eco, tout en intégrant le soutien des plus défavorisés au travers de la Maison de l’emploi, la mission locale et l’École de la deuxième chance. Mais pour conserver des marges de manoeuvre, « il faut être rigoureux en matière de dépenses de fonctionnement », rappelle Charles-Éric Lemaignen. Elles baissent de 3,9 % cette année, témoignant de l’effort réalisé. « Nous récoltons les premiers fruits de la mutualisation Agglo/Mairie à service constant », ajoute Michel Martin qui rappelle aussi que « l’AgglO a les moyens de faire face dès lors qu’elle développe des projets qui rapportent. D’autre part, quand la dette diminue, les intérêts de la dette en font autant ». Ce qui est de bon augure puisque la fiscalité des ménages sera inchangée en 2016 ; idem pour le taux de la cotisation foncière des entreprises, maintenu à 24,88 %. Ce budget est ainsi le fruit d’un savant équilibre : des économies de gestion pour neutraliser la perte de recettes de fonctionnement ; la poursuite du désendettement et une fiscalité à taux constants ; des négociations qui permettent de générer des dépenses d’exploitation et de niveler par le haut la qualité de service : le compte est bon !

DÉPENSES 2016 PAR POLITIQUES PUBLIQUES : 356 M€