Orléans & son AgglO

Budget de la mairie d’Orléans

Le budget de la ville s'élève à 249 millions d'euros en 2016. Son objectif : asseoir l'attractivité du territoire et rendre la ville facile aux habitants et usagers, au quotidien.

Le budget d’une ville comme Orléans se chiffre en millions d’euros. 249 en 2016, pour être précis. Comme celui d’une famille, il doit s’équilibrer entre recettes et dépenses et garder une marge de manoeuvre pour pouvoir investir. La conjoncture n’est pas simple et l’exercice est chaque année plus compliqué. « Mais en se réformant et en simplifiant notre fonctionnement, on dégage les marges de manoeuvre pour continuer à investir fortement », souligne Olivier Carré, maire d'Orléans. À l’heure où certaines villes ne sont plus en mesure d’investir, Orléans continuera de le faire (46 M€), « sans affaiblir l’autofinancement, rappelle Michel Martin, maire adjoint chargé des Finances, en contenant la dette et sans augmenter les impôts, alors que nous perdons cette année encore 4 M€ de dotations de l’État ».

Affectactions des moyens - budget 2016
Quelle stratégie financière ?

Respectueux des grands équilibres et des engagements pris devant les Orléanais, ce budget 2016 se veut stratégique et économe pour permettre à la ville d’aller loin. Cette vigilance a toujours été de mise, garante d’une progression sur des bases saines et solides. Mais elle s’est accrue sur ces derniers exercices en raison de l’impact des baisses de dotations et des charges nouvelles imposées par l’État. - 4,2 millions d’euros en 2016, - 4,1 millions d'euros en 2015, la perte de ressources est salée.

Pour autant, Orléans entend garder son appétit… et son budget toute sa saveur ! Au menu donc : stabilité des taux d’imposition (inchangés depuis 1996) ; réduction de la dépense publique avec des efforts consentis sur le fonctionnement courant (- 5%) et les frais de personnel (-1,6%) ; maintien de la dette à un niveau faible et de l’autofinancement, autour de 26 millions d'euros, pour accompagner un montant d’investissement de 46 millions d'euros.

Être compétitif et donner envie

Construire un budget impose de faire des choix stratégiques. Olivier Carré et l'équipe municipale veulent une ville compétitive au regard des douze autres capitales régionales. « L’attractivité est la seule garantie de prospérité et de maintien de l’emploi, explique le maire. Cela veut dire qu’il faut miser à la fois sur l’éducation, la culture, la famille, la solidarité et le logement. Des priorités pour faire en sorte que les familles aient envie de venir s’installer à Orléans, pour y travailler et s’y épanouir. » Le budget 2016 est construit autour de ces axes majeurs qui conserveront à Orléans les atouts de la ville jeune et séduisante qu’elle est devenue.

Rayonner par la culture

Olivier Carré se réjouit : « Orléans est un écrin pour la musique, le théâtre et la fête. Les artistes le disent eux-mêmes, son public est chaleureux. » Oui, la culture est sans conteste un formidable outil d’attractivité. « Je suis très attaché à l’identité de notre ville tout entière. Il faut s’ouvrir, casser les frontières pour encore plus de générosité culturelle dans les quartiers. » Ainsi, les subventions sont intégralement maintenues pour le soutien aux théâtres, musées, festivals, formations musicales et conservatoires (24,7 M€). Quant aux sports et à la jeunesse, ils ne sont pas en reste : « Investir dans un mur d’escalade, un gymnase ou un boulodrome, c’est significatif. Allez sur le terrain et vous verrez ! » insiste Soufiane Sankhon, adjoint aux Sports.

Priorité à l’éducation et à la jeunesse

L’attractivité commence avec les plus jeunes générations, point d’ancrage des familles. Le budget Éducation-Jeunesse est donc en hausse de 0,7 % pour atteindre les 30,7 M€. L’effort est maintenu sur la rénovation des écoles (des travaux ont débuté au groupe Romain-Rolland), des cantines et de leur accessibilité, mais aussi pour la fourniture de manuels scolaires, la numérisation et l’acquisition de nouveaux outils pédagogiques. Orléans mise sur la création d’une école de commerce publique de haut niveau, dans le cadre du projet de la ZAC Carmes-Madeleine. « Ce pôle d’excellence accueillera près d’un millier d’étudiants. Le site sera en lien avec la faculté de Lettres et les universités du monde. » L’animation urbaine garde, elle aussi, une part prépondérante et les subventions aux associations de loisirs et d’animation des quartiers comme l’Aselqo sont maintenues (2,57 M€).

Investir pour l’attractivité économique

« Le développement économique est un point majeur de notre politique. Orléans a besoin de croître et de se développer, poursuit Michel Martin. Il faut anticiper pour être en mesure d’accueillir des manifestations nationales et internationales. » C’est ce que vont porter la rénovation du parc des expositions et la nouvelle salle de sport de 8 000 places, pour être au rendez-vous de grandes compétitions internationales qui cherchent des sites d’accueil. Les finances pour études sont d'ores et déjà engagées.

Bien vivre

Pour être attractive, la ville doit être belle. Aude de Quatrebarbes, adjointe en charge de la Politique de proximité, rappelle les efforts en la matière : « La propreté au quotidien : 1,1 M€, et ça se voit ! ». 9,7 M€ d’investissement dans l’espace public dont 8 M€ pour requalifier les rues St-Marc et t-Euverte, du Clos-Rozé, des Anguignis, de Limare, ou encore du Pressoir-Blanc. Citons également l’éclairage et les trottoirs dans la zone pavillonnaire de La Source, la résidentialisation du quartier Gare, 900 K € pour le parc de la Motte-Sanguin, ou encore la maison de santé qui vient d'ouvrir à La Source. « Assurément, le centre-ville n’est pas seul concerné, les quartiers le sont aussi », constate Niamé Diabira, adjointe au maire pour La Source. Enfin, l’attractivité repose sur le sentiment de sécurité. Le budget est en hausse de 7 % pour mettre en oeuvre l'armement de la police municipale. La formation a démarré en janvier et les premières patrouilles armées en février 2016.

Au service des habitants

« Servir » pourrait aussi être le maître-mot de ce budget 2016. 41,6 M€ sont en effet consacrés à l’accueil des Orléanais, à l’état civil et à l’administration. Mais on constate que les citoyens de 2016 ne sont pas ceux des années 1980. Les nouveaux usages Internet s’imposent peu à peu, amenant plus de réactivité. « Il faut simplifier la ville, ajoute Olivier Carré, en interne par de nouveaux moyens dématérialisés mais aussi en adaptant l’offre de services. » Orléans adopte ainsi la culture de la « smart city » en mettant à profit les nouveaux outils du numérique, s’adaptant à la demande nouvelle des administrés par une démarche novatrice, respectueuse de l’environnement et toujours plus efficiente.

Principaux projets par quartier

Principaux projets par quartier, budget 2016